R. Mainguy, Cardif : "Epargne : la part de marché des CGPI va grimper à 15 %"
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Didier Laurens / 10 Janvier 2008 / 11:29
- Quels ont été les événements clés pour votre plateforme en 2007 ?
R. M. : L'année 2007 a été satisfaisante pour Cardif France. Notre production a été de 1,150 milliard d'euros. Ce chiffre comprend 950 millions de production en assurance-vie, soit un niveau étal vis-à-vis de 2006, auxquels s’ajoute un volume d'affaires lié à notre offre bancaire dont l'activité a progressé de façon sensible puisqu'elle est passée de 132 à 200 millions. A cet égard, j'observe que le bancaire a longtemps été considéré comme l'anti-chambre de l'assurance-vie. Ce n'est plus le cas. Beaucoup de nos clients optent maintenant pour un produit bancaire même si l'assurance-vie demeure, et de loin, le premier vase des CGPI. Pour sa part, l'encours de Cardif France atteint dorénavant un montant de 7 milliards d'euros avec ces derniers.
- Quel est votre objectif de croissance pour 2008 ?
R. M. : c'est un objectif de croissance à deux chiffres.
- Quelles améliorations avez-vous apportées au service que vous délivrez aux CGPI ?
R.M. : Ces améliorations ont été nombreuses. Elles ont notamment pour but de permettre aux CGPI de gagner du temps grâce à la mise en place de mécanismes de surveillance des marchés financiers type alertes financières comme en matière de gestion pilotée, avec le mandat d’arbitrage, ou encore par exemple avec les arbitrages en ligne permettant au CGPI de réaliser des arbitrages entre OPCVM, son client n'ayant plus qu'à se connecter sur le site pour valider ces propositions d'arbitrages.
- Quels sont vos principaux projets pour 2008 ?
R. M. : Un des projets de Cardif en France en 2008 consistera à se lancer dans la distribution via Internet. De plus en plus de personnes passent par la toile pour acheter des produits financiers et certains de nos confrères sont déjà présents sur ce vecteur de distribution. Nous allons aussi y venir.
- Cela ne risque-t-il pas de cannibaliser une partie du chiffre d'affaires des CGPI qui travaillent avec vous ?
R. M. : Non. Je pense que dans un premier temps certains épargnants achètent des produits financiers et ne souhaitent pas de conseil, puis dans un second temps, lorsque leur patrimoine s'étoffe, ils ont besoin de conseils et donc repartent naturellement chez les CGPI vers qui nous les orienterons. L'autre grande actualité est liée au vingt-cinquième anniversaire du partenariat entre Cardif France et les CGPI. Cet événement sera largement célébré dans nos 26 implantations régionales.
- Pensez-vous que le nombre de plateformes va diminuer en 2008 ?
R. M. : Durant les dernières années, comme ce fut le cas avec la Fédération Continentale, absorbée par Generali, General Electric, racheté par le CMB, ou encore Suravenir, le marché a beaucoup bougé. De même, Skandia s'est implanté en France sous la forme d’une succursale. Les grandes manœuvres me semblent closes. Pour l'instant donc, même s'il ne faut jurer de rien, je ne vois pas se dessiner de rapprochement entre les acteurs restant sur le marché.
- Pourriez-vous phagocyter une plateforme immobilière ?
R. M. : Nous évaluons actuellement les moyens de donner aux CGPI la possibilité de distribuer des crédits et des produits immobiliers. Mais nous n'avons pas de velléité d’achat d’une plateforme spécialisée. En revanche, d'ici à 2009-2010, je pense que Cardif aura noué des partenariats et sera donc à même de proposer une offre dans la pierre.
- Allez-vous distribuer des OPCI ?
R. M. : Oui, dans l’enveloppe compte-titres. Ces produits peuvent notamment être intégrés à l'intérieur de contrats d'assurance-vie s’ils remplissent les conditions d’éligibilité.
- Selon vous, la part de marché des CGPI va-t-elle croître à l'avenir ?
R. M. : En 2002, la part de marché des indépendants était de 4 à 5 % et elle est aujourd'hui de l'ordre de 7 à 8 %. D'ici 3 à 5 ans, je pense que les CGPI représenteront environ 15 % du montant d'épargne collectée en France.