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Michel Renard, Portzamparc Actions France : "Le marché pourrait prendre jusqu'à 15 %"
Par Didier Laurens / 10 Janvier 2008 / 08:39
Mieux que rien : spécialisé dans les grandes capitalisations, ce FCP a terminé l'année sur un gain de 3,5 %, soit 2,2 points de plus que le CAC 40, son benchmark, qui a terminé l'année sur un gain de 1,31 %. Du coup, le fonds, accessible aux CGPI et qui cale ses performances sur celles de l'indicateur phare de la Bourse de Paris, figure parmi les meilleurs de sa catégorie.
Portzamparc Actions France a au moins deux spécificités : le FCP est géré à partir de Nantes, siège social de la société de gestion, et il a terminé l'année en se classant bien dans sa catégorie, minée, il est vrai, par la contre-performance du CAC 40. Pour expliquer cette capacité de résistance, Michel Renard, le gérant, met en avant deux éléments.
Tout d'abord, le portefeuille du FCP est investi à hauteur d'environ 5-7 % sur le Monep, afin de profiter de la volatilité du marché. Par ailleurs, les arbitrages sur les titres vifs ont permis de limiter la casse dès lors que le ciel financier s'est couvert : "Dès que j'ai vu poindre la crise des subprimes, avant l'été, j'ai ramené mes positions sur les financières de 17 % à 9 % et j'ai surpondéré les cycliques, notamment dans la construction", explique le gérant. Par ailleurs, le FCP a profité d'une participation dans le secteur du solaire, bien orienté en 2007 avec la flambée du pétrole.
Pour l'avenir, Michel Renard est prudent : "Je pense que le marché va être très volatil durant le premier et le deuxième trimestre, que l'économie US va ralentir et que la Fed agira pour relancer la mécanique. Si c'est le cas, le marché pourrait reprendre jusqu'à 15 % durant le second semestre".
D'ici là, Michel Renard, dont le portefeuille totalise une trentaine de valeurs, compte attendre que le vent tourne en jouant les défensives dont Sonova, (fabrication d'appareils auditifs) et Vestas (éoliennes). Pour le reste, les grandes positions du portefeuille ne devraient pas bouger, notamment avec le pétrole via Total et Vallourec ou la santé à travers Essilor et Sanofi.
Le gérant envisage à l'avenir de se renforcer dans le secteur de la communication, notamment en achetant Publicis autour de 24 euros.
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