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Les trésoriers d’entreprise demandent aux gérants de s’engager sur les OPCVM monétaires
Par Jean Cholet / 20 Décembre 2007 / 12:00
Soucieuse de rétablir la confiance de ses membres dans les OCPCVM monétaires, l’Association française des trésoriers d’entreprise demande aux sociétés de gestion de prendre un certain nombre d’engagements sur la nature, la sécurité et le fonctionnement de ces produits.
Avec l’Association française de la gestion financière (AFG) et l’Associations française des investisseurs institutionnels (AF2I), l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) estime que la dénomination actuelle des fonds monétaires n’est pas toujours claire et que leur classification n’est plus satisfaisante. "C’est pourquoi nous avons proposé que soient distingués trois niveaux d’OPCVM monétaires", indique Richard Cordero, délégué général de l’AFTE. "Un premier niveau engloberait les OPCVM "monétaires réguliers", euro ou devises, avec des papiers dont la maturité serait inférieure à 90 jours. Un deuxième niveau concernerait les OPCVM "monétaires crédit" avec une valorisation "mark to market". Enfin, un troisième niveau serait consacré aux OPCVM monétaires "court terme" avec ou sans objectif de performance absolue", détaille-t-il.

Autre demande de l’AFTE : pour le monétaire dynamique, il faudrait préciser les opérations qui sont autorisées dans ce genre de fonds ainsi que la nature des émetteurs, la diversification des risques. "Nous souhaitons que l’OPCVM fournisse également un descriptif rapide de son organisation, de la sécurisation de sa liquidité, qu’il s’agisse de découvert bancaire autorisé ou de la possibilité pour la société de gestion de souscrire dans l’OPCVM", explique Richard Cordero. L’AFTE réclame par ailleurs que soit précisé le choix des méthodes de valorisation (interne ou externe, "mark to market" ou "mark to model"), ainsi que le mode de rémunération. "S’agissant des méthodes de valorisation, nous avons constaté qu’un même papier pouvait être valorisé de façon différente dans deux fonds différents", précise Richard Cordero. "Ce qui ne nous paraît pas normal. S’agissant des frais et de la rémunération des fonds, nous avons observé que les frais de gestion servaient d’amortisseurs", poursuit-il.

Enfin, l’AFTE demande un engagement clair et signé par le gérant portant sur les lignes directrices des OPCVM monétaires.






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