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F. Gohin, Serenus : "d'ici décembre, les actions peuvent baisser de 15%"
Par Jean-Philippe von Gastrow / 24 Juin 2008 / 04:21
Alors que le CAC 40 chute de 17% depuis le début de l’année, ce FCP de conviction gagne 4,1%. Son gérant sélectionne des mid-caps décotées par rapport à leur valeur d’actif.
Comme beaucoup de gérants d’actions, Fabien Gohin est pessimiste quant aux perspectives des marchés .

"Il n’y aura pas de krach, mais nous sommes entrés dans une zone d’excès à la baisse. Les actions peuvent perdre 15% d’ici à la fin de l’année", estime le gérant du fonds Serenus, promu par Isis Asset Management, la société de gestion indépendante dont il est le co-fondateur.

Ce petit FCP, capitalisant 5 millions d’euros, a été lancé par le gérant en janvier 2005. Géré selon ses convictions, il est surtout investi en mid-caps décotées par rapport à leur valeur d’actif. Il peut aussi intégrer des obligations à haut rendement et être couvert jusqu’à hauteur de la totalité du portefeuille.

La méthode donne de bons résultats. Depuis le début de l’année (au 13 juin), le fond progresse de 4,1% alors que l’indice CAC 40 chute de 17%. En 2007, Serenus a fourni une performance de 4,1% également, contre +1,6% pour l’indice. En 2006 de même, le fonds avait bondi à 29,5%, contre seulement 16,1% pour l’indice phare de la Bourse de Paris.

Sur trois ans glissant, le FCP a procuré un gain de 48% à ses souscripteurs. "Mon objectif est de profiter des hausses en amortissant les baisses des marchés, sur un horizon de trois ans", explique Fabien Gohin.
 
"Actuellement, je suis investi à 100% en actions", affirme le gérant d’Isis AM. N’est-ce pas contradictoire avec son scénario pessimiste ? "Non, dans la mesure où mon portefeuille est très décorrélé par rapport aux indices", indique-t-il.

Exerçant depuis vingt ans sur les marchés financiers, Fabien Gohin achète surtout des valeurs françaises "massacrées" ou en restructuration. Parmi ses préférées, on trouve Plastivaloir, "une valeur très décotée, avec une sous-évaluation de 50% par rapport à son actif net". Cotant 24 euros, le titre pourrait "monter à 50 euros à l’horizon de cinq ans".

Barbara Bui, valeur du luxe à 48 euros en Bourse, "devrait dépasser 100 euros avant cinq ans", estime aussi le gérant. Autre favorite, Rue du Commerce, portée par la croissance de l’e-commerce, pourrait voir son cours multiplié par trois dans le même délai.

"Je recherche des titres présentant un bon rapport rendement-risque", assure-t-il. L’autre règle d’or de Fabien Gouhin est un vieil adage boursier : acheter au son du canon…








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