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David Belloc, CNP Assur Pierre (Natixis AM) : "Je ne suis pas en position d’achat"
Par Emilie Palvadeau / 17 Janvier 2008 / 09:02
Classée 2ème de sa catégorie (actions immo et foncières) sur l’année à fin décembre avec - 6,10 %, selon Europerformance – A Member of Telekurs Financial, CNP Assur Pierre a bien performé en 2007 malgré les récentes décotes accusées par les foncières, sans doute parce qu'il n'est pas uniquement investi sur ce secteur.
Créée en 1991, cette Sicav d’actions zone euro, proposée par CNP Assurances pour une durée conseillée de 5 ans, est gérée depuis novembre 2006 par David Belloc chez Natixis Asset Management. Affichant un encours de 110 millions d’euros, son portefeuille, de plus d’une centaine de lignes avec un turnover estimé à 100 %, est géré selon une approche de gestion quantitative modélisée qui s’appuie sur une allocation de styles d’investissement. Le gérant a également la possibilité de jouer des futures sur indices d’actions ainsi que sur des options sur titres actions euro. La Sicav, investie à 100 % en actions, vise à surperfomer son indicateur de référence, composé à 60 % de l’indice MSCI EMU et à 40 % de l’indice FTSE EPRA. La performance 2007 résulte principalement de la surpondération du style croissance, joué dès le printemps, précise le gérant, soulignant que "le momentum de prix a également été une stratégie très payante mais beaucoup plus risquée". D’autre part, "le biais large cap a été renforcé cet été".
En termes sectoriels, David Belloc a notamment augmenté son exposition aux large caps du secteur de la chimie, avec entre autres Bayer et BSF. Il a en revanche sous-pondéré les secteurs financier et bancaire, immobilier ("presque toute l’année") et médias. Il reste particulièrement vigilant sur le pétrole et a commencé à alléger le fonds sur les secteurs ayant bénéficié de la hausse du baril.
Enfin, David Belloc table pour le début du second semestre sur un rebond de l’économie ou, "ce qui semble le plus probable si un des derniers piliers de la croissance américaine - la consommation des ménages - continue à baisser", sur une récession de courte durée. Dans la première optique, il mise plutôt sur des valeurs capables d’une forte croissance exposées aux pays émergents et bénéficiant d’une bonne visibilité "même si elles ont déjà beaucoup monté", en privilégiant les large caps. En cas de récession avérée, "certains titres value, qui ont beaucoup baissé, pourraient constituer des paris intéressants", estime-t-il.
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