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Cyrus Conseil : "l’attitude d’Axa est incompréhensible"
Par Didier Laurens / 24 Juin 2008 / 06:13
Alors que le cabinet de CGPI fait l’objet d’une tentative d’acquisition hostile de la part d’Axa, son management réagit dans les colonnes de NewsManagers. Entretien avec Meyer Azogui, président.
Newsmanagers.com : Confirmez-vous être victime d’une tentative de reprise non sollicitée de la part d’Axa ?
Meyer Azogui : Axa a fait une offre de rachat pour 100% du capital de Cyrus Conseil sans concertation aucune avec le management qui contrôle 59% du capital ! C'est incompréhensible. Le management à l'unanimité a décidé de poursuivre le projet de développement de Cyrus Conseil en se portant acquéreur des actionnaires non opérationnels qui souhaitent vendre leurs participations (le fondateur et le partenaire institutionnel). On ne peut pas forcer des actionnaires managers à vendre leur contrôle de majorité. La solidarité des actionnaires qui dirigent la société est totale sur ce point. A combien Axa valorise-t-il votre cabinet ?
- Cette valorisation reste un sujet confidentiel. Pourquoi l’assureur s'est-il, selon vous, lancé dans une opération de ce type ?
- Cyrus Conseil est leader sur son marché et, à ce titre, compte jouer un rôle important dans la consolidation des CGPI. Certains acteurs financiers ou institutionnels nous sollicitent régulièrement pour réfléchir en concertation avec nous sur des projets de développement. Il est très surprenant qu'Axa choisisse une méthode qui évince les principaux acteurs d'une société avec laquelle il souhaite envisager un projet d'avenir. Par ailleurs, nous recevons des témoignages de sympathie et des messages de soutien de la profession, y compris d'agents généraux, qui nous encouragent à défendre notre position. Ne payez-vous pas le rôle important d’Axa dans votre offre de produits d’épargne ?
-Il est vrai que Cyrus Conseil est le principal client de Thema Vie, ce qui rend une fois de plus incompréhensible la stratégie d'Axa. La position de ce dernier n'est pas trop importante dans nos encours car nous avons toujours été attentifs à diversifier nos partenaires, notamment depuis les deux dernières années, afin de préserver notre indépendance. Pourriez-vous faire appel à un chevalier blanc pour vous défendre ?
- Nous ne cherchons pas de chevalier blanc. Nous allons racheter les actionnaires qui sont vendeurs de leur participation dans le cadre de l'offre. Nous étudions en parallèle différents scénarios très ambitieux avec des institutionnels de tout premier plan. Nous souhaitons que Cyrus Conseil puisse rester indépendant tout en jouant son rôle de leader sur le marché. Les sollicitations ne manquent pas et nous travaillons pour pérenniser un projet partagé par l'ensemble des managers de notre société.
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