Adriana Vasu, Clarimo : "chez nous, les CGPI peuvent acheter tous les types d'immobilier"
Dans quelles circonstances avez-vous créé Clarimo ?
Adriana Vasu : L’idée est née de l’observation de l’activité des conseils en gestion de patrimoine dont bon nombre travaillent en indépendants. Ils doivent accomplir des tâches administratives à faible valeur ajoutée au détriment du temps qu’ils pourraient consacrer à des activités de prospection d’avant vente ou de conseil. D’où l’idée de mettre à leur disposition une plate-forme leur offrant l’accès à un réseau constitué de CGP, de promoteurs, de marchands de biens, d’avocats et de notaires, et à un ensemble de services allant de l’offre de biens immobiliers à la formation professionnelle, en passant par la recherche de biens immobiliers spécifiques, des services de gestion de tâches administratives, la recherche de crédit ou la vente de prospects qualifiés.
Quels types de produits proposez-vous sur votre plateforme ?
Jean-Yves Bryon : Nous commercialisons aussi bien des biens neufs ou anciens, détenus en direct ou par le biais de SCI, vendus en bloc ou à l’unité, des locaux d’habitation ou professionnels (bureaux, locaux industriels et commerciaux). Les CGP peuvent donc, pour le compte de leurs clients, acheter et vendre une gamme de produits bénéficiant de différents cadres fiscaux (immobilier de rapport, Borloo, De Robien, déficit foncier, LMP, Malraux, Monuments Historiques) provenant de sources diverses et professionnelles : de clients de CGP partenaires, de promoteurs et de marchands de biens, de notaires, de syndic de copropriété, d’administrateurs de biens…
Avec combien de CGPI travaillez-vous ?
A. V. : Actuellement, nous travaillons avec 120 CGPI. Nous comptons doubler ce chiffre d’ici à la fin de l’année. Nous envisageons également de nouer des accords avec des groupements qui pourraient ainsi profiter d’une base logistique comprenant un service complet de gestion administrative, commerciale et juridique de l’immobilier.
Observez-vous une augmentation de la part des produits immobiliers dans l’offre des CGPI ?
J.-Y. B. : La réponse est oui. Nombre de CGPI font appel à nous pour la sélection des produits. Mais pour vendre de l’immobilier, il est nécessaire d’avoir une vraie stratégie patrimoniale au préalable. Or, même si certains CGPI sont diplômés de l’enseignement supérieur, leur bagage technique dans ce domaine n’est pas toujours suffisant.
Comment rémunérez-vous vos partenaires ?
A. V. : Il y a deux cas de figure. Lorsque le produit vendu émane d’un promoteur, 80 % de la commission perçue sur la vente reviennent au CGPI et 20 % à Clarimo. Lorsqu’il s’agit d’une transaction "intercabinets", 40 % de la commission du mandat de vente sont perçus par l’apporteur (du mandat), 40 % par le vendeur et 20 % par Clarimo.
La part de l’immobilier vous semble-t-elle devoir s’accroître dans la rémunération des CGPI ?
J.-Y. B. : Nous sommes à la fin d’un cycle de rémunération de droits d’entrée de l’assurance-vie. Pour le moment, les revenus récurrents restent stables. En revanche, face à la baisse des droits d’entrée sur les produits financiers, les CGPI ont deux solutions : augmenter la part des honoraires ou diversifier leurs sources de revenus à travers notamment l’immobilier.
Pour vous différencier des autres plateformes, quels services nouveaux avez-vous développés ?
A. V. : Nous avons développé deux types de services. D’une part, la formation professionnelle car nous avons la certitude qu’un dossier bien préparé, suivant une méthode d’analyse patrimoniale, est une source de vente immobilière. D’autre part, une place de marché immobilière qui permet aux conseillers en gestion de patrimoine de trouver les produits dont ils ont besoin. S’ils ne trouvent pas le produit recherché ou ont des besoins spécifiques, nous envoyons leur demande à l’ensemble du réseau partenaires, CGPI adhérents y compris.
Quels nouveaux services développez-vous ?
A. V. : Depuis peu de temps, nous proposons un abonnement à un logiciel d’optimisation de la rémunération des dirigeants et à un logiciel de simulation immobilière pour tout type d’investissement, défiscalisant ou non. Enfin, pour répondre à la demande de plusieurs CGPI, nous réfléchissons à l’élargissement de notre activité à la vente de produits mobiliers.
Comment vous différenciez-vous des autres plateformes ?
A. V. : Nous nous différencions des autres plates-formes Internet par notre programme de formation entièrement orienté méthodologie et aide à la vente, par notre indépendance par rapport aux groupes financiers, et surtout par une offre de produits immobiliers diversifiés alors que la plupart de nos concurrents vendent de l’immobilier neuf.