F. Houset, Alcis Sélection Actions "mes investisseurs sont des pères de famille"
Créé le 1er janvier 2006, Alcis Sélection Actions est rattaché à une société de gestion parisienne mais piloté de Lille où vit son gérant, Fernand Houset, un ancien de la banque Monte Paschi.
Proposé aux indépendants depuis quelques mois, le fonds s'adresse aux pères de familles, aux investisseurs tranquillles à tous ceux qui cherchent un rendement régulier : "mon objectif, c'est de faire la performe de l'Euro stoxx 50, + 3%" résume Fernand Houset. Réglementairement, Alcis Sélection Actions peut détenir 25% de son actif en produits de taux mais son gérant ne croit qu'aux titres vifs : " je suis investi à 100% sur le marché, reprend Fernand Houset. La France représente 75% de mes positions et le solde est réparti entre différents pays dont l'Allemagne ou le Royaume-Uni, à cause des sociétés opérant dans les matières premières".
La conjoncture boursière va-t-elle tirer les marchés de la géhenne financière dans laquelle la crise des subprimes les a plongé ? Fernand Houset est prudent : "je pense que le marché va être haussier jusqu'à fin juin car nous sommes tombés très bas ; mais un nouveau fléchissement, avec un CAC revenant autour de 5300 points, ne me paraît pas exclu d'ici à la fin de l'année ".
Le gérant envisage d'ailleurs d'adopter un profil plus défensif et de terminer l'exercice avec du cash dans les soutes.
Pour l'instant le portefeuille de Fernand Houset qui sélectionne ses titres dans un panier de 300 valeurs en essayant de ne pas trop s'éloigner de la composition de son benchmark est surpondéré en biens d'équipement ( 15%) en utilities (10%) et en matériaux de base (10%). Il est, en revanche, sous pondéré en financières (5%) même si celles-ci représentent 38% de l'Euro Stoxx 50. Une position qui en dit long sur la confiance du gérant dans les enseignes bancaires.
Parmi les valeurs vedettes de Fernand Houset, on trouve trois entreprises françaises : tout d'abord Total (qui vient de signer un accord pour la construction d'une raffinerie en Arabie Saoudite). Cette action, l'un des poids lourds du benchmark, a un potentiel de valorisation raisonnable : soit, un prix cible d'environ 60 euros alors que Total cote autour de 55 euros à la mi-mai.
Autre valeur vedette du gérant, la BNP, rare enseigne bancaire à avoir traversé la crise des subprimes sans y laisser trop de plumes et que l'on vendra à 80 euros contre 69 actuellement.
Enfin, le gérant s'est renforcé sur Veolia autour de 43 euros et il soldera sa position autour de 50 euros.